Journal intime

Bientôt au chômage – un nouveau départ ?

Hello les chats

Je vous retrouve aujourd’hui dans un nouvel article pour vous faire part des dernières nouvelles me concernant. Je ne vous cache pas que ses derniers jours ont été remplis de péripéties… à mon plus grand désespoir ? OU PAS.

La descente aux enfers

En effet, j’ai reçu un joli courrier en lettre recommandée la semaine dernière pour m’avertir que mon contrat CDD n’était pas renouvelé, celui-ci prenant fin le 30.11. Alors sur le coup, je ne vous cache pas que j’étais sous le choque et surtout remplie de colère.

Pour informations, je travaillais dans la fonction publique hospitalière en tant que secrétaire médicale, enfin adjoint administratif pardon. Parce-que oui, il faut savoir qu’avant de rentrer dans la fonction publique hospitalière pour exercer ce métier, on vous demande d’effectuer une certaine formation de secrétaire médicale dans une école bien particulière qui vous coûte un bras (4800 euros pour 8 mois de formation avec un diplôme reconnu par l’état pour ceux et celles qui ne sont pas en reconversion professionnelle). Et une fois que vous avez passé 8 mois à tout donner pour obtenir votre diplôme, une fois que vous êtes admis dans la fonction publique, vous êtes qualifié comme « adjoint administratif » (alors que vous êtes secrétaire médicale reconnue d’état) avec un salaire d’adjoint administratif (alors que dans le privé par exemple, votre salaire est celui d’une secrétaire médicale pure et dure et vous avez le grade en tant que telle). Et ce n’est pas tout. On vous demande par la suite de repasser un concours en interne afin d’obtenir le grade et le salaire que vous avez normalement, en toute logique, déjà de base avec le diplôme. Non non, vous ne rêvez pas, c’est bien la réalité de la fonction publique de nos jours. Bref, ce n’est pas pour dénigrer celle-ci, mais simplement pour avertir les personnes qui voudraient y accéder, qu’elles soient au courant de ce qu’elles avalent réellement aux yeux de celle-ci malgré son exigence pour y rentrer.

Bref. Revenons aux faits. En plus d’être dans une colère noire, j’étais excédée de la situation. D’autant plus que lorsque j’ai demandé la raison exacte, on m’a répondu que puisque j’étais en arrêt maladie prolongé et que mon contrat prenait fin le 30.11, ils n’y voyaient aucun inconvénient à me renouveler puisque je ne répondais plus aux besoins de la fonction publique et qu’il fallait que je prenne le temps de me soigner et de prendre soin de moi. Qu’il ne fallait pas que je prenne ça dans le sens où il me foutait à la porte bien au contraire, que je pouvais repostuler quand je voudrais (quand ça ira mieux surtout). Et vous savez c’est quoi le pire dans tout ça ? C’est qu’à la fin de mon contrat, je devais passer stagiaire (dans la fonction publique, vous passez par trois étapes : contractuelle pendant deux ans, après vous êtes stagiaire pendant un an et après vous avez la titularisation). Je savais d’ores et déjà qu’avec mon arrêt maladie prolongé, la date de ma mise en stage allait être repoussée automatiquement. Mais ce qui me dégoute le plus dans tout ça, c’est que l’on m’a qualité comme très bon agent avec de très bonnes évaluations durant deux ans où j’ai travaillé, et que là, malheureusement, depuis un mois et demi je me retrouve en dépression (en majorité à cause du travail évidemment) et à deux doigts d’avoir ma mise en stage, même si ça se jouait maintenant à quelques semaines, on m’a littéralement dégagé comme une grosse merde sans même comprendre le pourquoi du comment de mon arrêt maladie. C’était vraiment l’incompréhension totale d’autant plus que mon service, qui m’appréciait beaucoup et qui avait quelques jours auparavant encore donné un avis favorable à mon égard pour me maintenir en poste, a été averti en même temps que moi (sans leur avis au préalable tant qu’à faire). Bref l’effondrement.

Et puis une fois la tension descendue je me suis sentie comme soulagée. Je ne pourrais pas vous expliquer mots à mots ce que j’ai ressenti mais en bref c’est comme une libération aujourd’hui. Puisque comme je l’ai évoqué quelques lignes au dessus, le travail est en grande partie responsable de mon état de santé actuel.

Il faut savoir de toutes façons que de nos jours, le métier de secrétaire médicale est en train de changer, de se transformer et je pense que c’est ça qui m’a fait littéralement prendre conscience pendant mon arrêt que ce métier est en vérité de loin celui que j’ai pu connaitre auparavant, mais aussi d’encore plus loin le métier idéal pour moi. Parce-qu’il faut dire ce qui est, depuis plusieurs mois, je me suis remise en question sur beaucoup de choses jusqu’à m’en dévaloriser complètement sur mes compétences, alors que sur celles-ci j’étais irréprochable. J’étais perdue malgré qu’en parallèle, on me réconfortait sans cesse sur le fait qu’à 21 ans, il était rare de nos jours d’avoir autant de recul et de compétences. Mais je ne voulais rien entendre, pour moi le métier est en train de changer et je suis une grosse merde. C’était tellement dur de penser comme ça alors que pendant deux ans d’acharnement, j’avais fait mes preuves et j’avais obtenu un poste fixe. C’était très dur pour moi d’accepter d’autant plus que j’avais des projets approuvées par mes supérieures.

Aujourd'hui ce que j'en pense ?

Je prends ça comme un signe du destin. J’ai énormément relativisé depuis même si la pilule ne passera en réalité jamais. Je prends ça comme une certaine trahison surtout pour avoir fait mes preuves comme j’ai pu les faire. Jamais je ne me serais imaginée perdre mon travail pour un arrêt maladie. Je me rends compte à quel point j’aurai déjà dû réagir aux appels que me faisait mon corps à cette époque là, à trop donner et à dire oui à tout. Parce-que plus vous êtes apte, plus on abuse de vous. Et c’est ce qui s’est passé je pense. Mais maintenant carpe diem, il y a plus grave dans le monde.

Mes projets pour la suite ?

Dans un premier temps, je vais en profiter pour penser à moi et à ma santé. Je pense qu’il est vraiment nécessaire que je prenne le temps de me soigner correctement d’autant plus qu’aujourd’hui, je prends ça comme un signe du destin, un poids en moins à penser et sur mes épaules.

Dans un second temps, je vais faire les démarches pour m’inscrire au chômage évidemment.

Et dans un troisième temps, je vais prendre des rendez-vous pour me renseigner sur l’auto-entreprise que j’ai toujours voulu créer pour mon blog et Instagram, et puis… ME LANCER. J’ai tellement perdu de temps et d’opportunités que désormais, avec le temps qui me sera accordé, je compte bien les rattraper et me consacrer pleinement à elles. C’est sûrement un coup de pouce du destin et je prends ça comme : allez maintenant, tu as toutes les cartes en mains pour vivre la vie que tu as toujours rêvé et surtout, tu n’auras plus à faire de preuves auprès de qui que ce soit, tu sais ce que tu vaux et maintenant, tu pourras mettre à profit tout ce que tu sais faire réellement. Tu pourras pleinement te consacrer à ce que tu aimes faire, à ce qui te rend heureuse, à ce qui te donne une bonne raison de te lever chaque matin.

Et si ça ne marchait pas ?

Je pars du principe que si on essaie pas, on ne peut pas savoir. Ma détermination aujourd’hui m’amènera sûrement à des résultats favorables d’autant plus que c’est un projet mûrement réfléchi depuis des mois et des mois entiers, à peser le pour et le contre etc, et aujourd’hui avoir la possibilité de réaliser mon rêve en me consacrant pleinement à mes projets, c’est une énorme porte de bonheur qui s’ouvre à moi et je compte bien saisir l’opportunité. Et puis… si jamais ça ne marchait pas pour X ou Y raisons, je me dis que quoi qu’il en soit, ce n’était pas comme si je n’avais pas de diplômes ou d’expériences dans mes bagages bien au contraire. Rien ne m’empêchera par la suite de pouvoir retrouver du travail dans mon métier de base, même si franchement cela me couterait un peu mais voilà, malgré tout j’ai comme une certaine sécurité à ce niveau là.

Tout ça pour dire que le temps fera sûrement bien les choses. J’essaie de rester confiante et de positiver un maximum malgré la maladie et malgré tout le reste. Je ne vous cache pas que c’est très dur à vivre mais je m’accroche plus que tout et surtout aux soutiens de mes proches, à votre soutien. Si aujourd’hui j’ai un conseil à vous donner :

N’ayez pas peur de dire non, n’ayez pas peur de dire non si vous n’avez pas envie de faire quelque chose. Ne vous laissez jamais persuader de quoi que ce soit et par qui que ce soit sur ce que vous avez envie de faire réellement de votre vie, seules/seuls et vous seules/seuls êtes maitre de votre destinée et vous savez plus que quiconque ce qui vous rend heureux et heureuses (et c’est tout ce qui compte même si les conseils de votre entourage ou autre sont bien à prendre en compte aussi à côté). Ne vous laissez jamais marcher dessus parce-qu’à terme, on abusera de votre gentillesse sans tenir compte de ce que vous en penserez réellement. Prenez du recul sur chaque situation, ne prenez aucune décision sur un coup de tête (même si celle-ci pourrait être la bonne au contraire elle pourrait être fatale). Prenez le temps de peser le pour et le contre. Prenez le temps de vous écouter avant le travail c’est très important. Prenez le temps d’être qui vous êtes et donnez vous à fond pour ce que voulez vraiment, de vivre pleinement votre rêve même si le chemin pour y arriver pourrait être rempli d’embuches (cela ne pourra que vous renforcez pour la suite) mais ne lâchez jamais de vue vos objectifs.

Je vous remercie pleinement d’avoir pris le temps de me lire et vous remercie également pour tous vos nombreux messages que j’ai reçu suite à mon article précédent. Sachez que vous m’avez énormément touché et vous m’avez fait du bien.

A bientôt mes amours.

@soulsensitive

2 thoughts on “Bientôt au chômage – un nouveau départ ?

  1. Je suis vraiment fière de ton résonnement face à la situation. Tu as 21 ans, tu es quelqu’un de bien, courageuse, battante et ambitieuse pour réussir dans ta vie professionnelle et personnelle. C’est pas toujours évident, mais tu sais faire la part des choses. Crois moi que tu iras très loin dans tes objectfis, tu as du potenciel dans ce que tu entreprends dans ta vie. C’est une bonne chose pour toi. Sois toujours fière de ton parcours, de toi même avant tout. Ne laisse personne te dire le contraire. Tu sais qui tu es et ce que tu vaux . Tu mérites d’être heureuse et bien à présent. Je t’encourage vraiment dans tes démarches et tes projets. Ne lâche rien, tu es une battante jusqu’au bout. Tu as toute la vie devant toi. Des opportunités etc..

    Vraiment une fierté.

    1. Merci beaucoup ma belle tu m’en mets les larmes aux yeux… c’est vraiment très gentil. J’espère que ça aboutira… pleins de bisous (love) ♡

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