Journal intime

A coeur ouvert

Hello mes chats

J’espère que vous allez bien et que vous comptez profiter pleinement de vos vacances (pour ceux et celles qui le sont). En revanche, pour ceux et celles qui travaillent, j’espère que vous tenez le coup et que vos vacances sont proches.

Je tenais à vous faire quelques confidences en vous écrivant cet article après avoir mûrement réfléchi depuis plus de un mois et deux semaines. Ca n’a pas toujours été facile de savoir si oui ou non je devais le faire, si oui ou non c’était une bonne idée, de comment j’allais mettre tous ses mots pour définir la situation… mais après plusieurs réflexions, je me suis dis que c’était le moment de me livrer à vous et de répondre à plusieurs de vos questions qui m’ont été posées ses dernières semaines vis à vis de mon état de santé.

Alors c’est aujourd’hui que je prends mon courage à deux mains et que je me mets à mon clavier, et va laisser défiler tout ce qui me passe par la tête vis à vis de ce que je ressens depuis plus d’un mois et deux semaines jusqu’à aujourd’hui. Je suis prête, enfin je crois. Allez, c’est parti.

Comment cela a commencé

C’était un lundi matin banale. Je me suis levée, direction la salle de bain pour m’attacher les cheveux, me nettoyer le visage avec de l’eau micellaire et m’hydrater la peau. Quand tout à coup, je fus prise d’un malaise. J’ai tout de suite accouru dans ma chambre afin de m’allonger (je faisais souvent des malaises donc jusque là rien d’inquiétant). Lorsqu’il fut passé, je suis descendue dans ma cuisine pour prendre mon petit déjeuner normalement, mais je n’étais pas en forme, je sentais que quelque chose n’allait pas. Ca devait être sûrement du au fait du malaise que j’avais eu quelques minutes plus tôt. Une fois le déjeuner terminé, je suis remontée dans ma salle de bain pour me préparer et au moment de me brosser les dents, j’ai ressentis une nouvelle fois le malaise arrivé mais plus brutal, c’est alors que j’ai immédiatement appelé ma mère pour qu’elle vienne (car dans ses moments là, quand c’est brutal, ma maman sait absolument les gestes qu’il faut faire puisque la plupart du temps lors de mes malaises, je perds connaissance quelques minutes). C’est alors qu’elle m’a allongé et m’a dit « tu restes à la maison aujourd’hui, tu ne va pas travailler, et je te prends rendez-vous chez ton médecin traitant. J’ai refusé et décidé de quand même partir travailler.

Lorsque je suis arrivée à mon lieu de travail, moi et ma maman avons pris un café et fumé notre cigarette comme chaque matin, le petit rituel avant de commencer la journée. Lorsque tout à coup, je fus prise d’une accélération cardiaque intense (palpitations), de bouffées de chaleur, d’oppressions au niveau de ma poitrine et de mes omoplates, des vertiges mais aussi de nausées. Choses qui m’étaient jamais encore arrivées. Ca passait puis cinq minutes plus tard ça recommençait. Voyant ma mère inquiète de cet état, elle décida de me prendre rendez-vous chez le médecin le soir-même. Elle n’avait pas tord, puisque la journée s’est en effet très mal passée, cela ne passait pas et je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait.

Le rendez-vous chez le médecin traitant

Lors de ma consultation, je lui ai expliqué ce que je ressentais. Il m’a prescrit un arrêt de travail d’une semaine, ce que j’ai refusé par bonne conscience vis à vis de mon travail et je fus simplement donc arrêtée une journée, afin de me reposer toute la journée avec un médicament contre les nausées.

Le retour au travail

Une catastrophe. Mon état du lundi ne s’était qu’empiré, étant dans l’incapacité de travailler tant par les faiblesses physique et psychologique dans lesquelles je me trouvais avec une thymie (moral) basse au plus haut point, jusqu’à en pleurer presque toute la journée, devenant irritable sur tout, ne comprenant toujours pas ce qui se passait et le pourquoi j’étais dans cet état. Ca perdurait tellement que j’ai fini par en vomir jusqu’à ce que ma supérieure décida de m’envoyer en urgence à la médecine du travail.

Lorsque je m’y suis rendue, elle m’a questionné sur pas mal de choses : est-ce que le moral ça va ? est-ce que ça ce passe bien au travail ? est-ce que vous êtes triste et pourquoi ? Mes réponses étaient sur-enrichies de « non » et « je ne sais pas, je ne sais plus ». Elle m’a donc diagnostiqué une forte faiblesse physique et psychologique, mais aussi une dépression, à confronter à ma consultation que j’avais avec mon médecin traitant le soir même.

Le rendez-vous chez le médecin traitant

Lors de cette deuxième consultation, il lu le courrier qui lui avait été adressé par la médecine du travail, se posa et me regarda pendant de longues minutes. Un silence tellement pesant qu’il n’y avait plus aucun bruit dans la pièce. Puis, il me dit : « tu es heureuse ? » – « non » – « il y a t-il encore des choses qui te font sourire et plaisir ? » – « non ». Et là, silence. Il me regarda à nouveau et me dit « tu fais une grosse dépression donc je vais te mettre sous anti-dépresseurs pour calmer tes crises d’angoisse (ah c’était donc ça ce que je ressentais le lundi matin) et puis tu vas te reposer, et sortir pendant tes deux semaines d’arrêt. Au passage, je te donne l’adresse d’une psychiatre qui t’aidera à t’en sortir. Ou alors, je te fais hospitaliser en psychiatrie afin de te soigner et te reposer. Je l’ai regardé avec de grands yeux et ma mère a répondu : « il en est hors de question, je préfère la soigner à la maison et qu’elle s’y repose ». Je suis donc repartie avec un sentiment de culpabilité vis à vis de mon travail sur le fait d’être en arrêt mais aussi avec le refus d’accepter que j’étais malade d’une dépression, surtout à mon âge, à 21 ans.

Pendant les deux premières semaines d'arrêt

Mes crises d’angoisses perduraient, d’autant plus qu’on m’avait prévenu que les anti-dépresseurs ne feraient effet qu’au bout de deux semaines le temps que mon corps s’y habitue, ce que je ne concevais pas étant donné que mes crises d’angoisse étaient de plus en fortes et de plus en plus rapprochées, pour aucune raison définie.

Le vendredi, moi et Thibault sommes partis à Cabourg pour nous oxygéner, mais aussi pour y faire quelques photos. Arrivés sur la plage lui et moi, l’air de la mer nous a tout de suite fait du bien. Respirer le grand air, laisser le vent s’entremêler dans nos cheveux, rires des mouettes qui se laissaient transporter dans les vagues… la grosse averse que nous nous sommes pris sur la plage et nous ayant déclenché un fou-rire énorme… c’était super. Cette impression d’évasion vous savez. Cette impression qu’il n’y a plus que nous et personne autour, que l’on se retrouve seul(e) avec soi-même et que plus rien ne peut nous arriver.

Mais les jours suivants, qui me donnaient l’impression de défiler à une vitesse que je n’en savais même plus la date, je dormais, presque tous les jours. Je sortais une à deux fois par semaines et c’est à ce moment là que mes crises d’angoisse se sont à nouveau intensifiées. La peur de la foule… impensable pour moi. Je mangeais régulièrement le midi chez ma mamie avec mon papa, essayant de les rassurer sur mon état tant j’étais encore plus triste de les voir inquiets sans cesse, ce qui m’angoissait encore plus. Mais autant vous dire que ses moments familiaux me faisaient énormément de bien.

Je me souviens d’un jour où nous étions en terrasse avec Thibault et une de mes meilleures amies, quand tout à coup, une crise m’est survenue alors que rien était anormal. Je ne saurais précisément mettre des mots sur ce que j’ai pu ressentir à ce moment là, mais j’avais l’impression d’avoir les voix des gens autour de moi toutes à la fois dans ma tête, ne supportant plus d’entendre tout se brouhaha m’en donnant une migraine infernale, me faisant palpiter plus que jamais mon petit coeur qui me donnait la sensation qu’à tout moment il allait lâcher, me paralysant intégralement le corps. A ce moment là, Thibault essaya de m’apaiser, de me faire des exercices de respiration, me consolant avec tendresse et de légères caresses dans le dos et les cheveux en me disant que tout va bien. Et au bout de longues minutes, j’ai su me focaliser uniquement sur sa voix douce, cela a commencé à me rassurer, à m’apaiser. Parce-qu’au final, contrairement à ce que j’ai pu penser à ce moment là, je n’étais pas seule et il était là. Il était là pour moi et il ne m’abandonne pas et elle non plus. Je ne suis pas seule et je ne vais pas mourir. Merci Majda, merci Thibault pour ce que tu as fait pour moi à ce moment là, je ne l’oublierai jamais.

Sur la deuxième semaines, un mercredi, plus précisément le 20 septembre 2017, Thibault et moi avions décidé de partir sur Paris pour nous faire à nouveau changer d’air et d’environnement. C’est alors que nous avions proposé à l’une de nos meilleures amies et à Adrien (un adorable garçon avec lequel on échangeait depuis des mois) de venir avec nous. La journée commençait très bien jusqu’à ce qu’une nouvelle crise arriva, en pleins Paris. La panique. Mais heureusement qu’ils étaient là. Suite à ça, nous avions bien rigolé et nous nous sommes bien promenés, ce qui nous a fait à toutes et à tous le plus grand bien. Et bien grâce au fait que j’ai pu surmonté le fait de m’éloigner de mon cocon, j’ai pu rencontrer mon amour d’Adrien pour la première fois, avec lequel le feeling est encore plus passé que lorsque nous conversions sur les réseaux. C’était une journée parfaite pour moi et géniale pour eux. Je ne les remercierai jamais assez d’ailleurs d’avoir été si attentionnés envers moi.

J’ai aussi décidé de couper les ponts avec ma meilleure amie, celle qui était là pour moi jusqu’à ces derniers mois où je la trouvais de plus en plus distante. Celle qui connaissait tout de moi, mais celle qui, au fur et à mesure des mois, ne pensait plus à moi ni même à prendre de mes nouvelles. Celle qui n’a pas su voir que je n’allais pas bien. C’était donc le moment idéal pour moi de me couper des personnes qui me donnaient le sentiment de ne plus rien à voir avec eux. Je l’ai fait, sans remord mais avec un peu de tristesse. Ainsi va la vie.

Le retour chez le médecin

Lors de ma troisième consultation, le médecin m’a demandé comment ça allait. Je lui ai alors expliqué tout ce qui s’était passé durant ses deux semaines. Intrigué et inquiet il me demanda « as-tu pris rendez-vous avec le psychiatre que je t’ai conseillé ? » et en un hochement de tête j’ai dis non. Il m’a alors demandé « tu as perdu combien de kg ? » – « je ne sais pas ». Il m’a fait monté sur la balance et je lui ai répondu « 3 kg ». Il m’a regardé d’un regard noir et m’a hurlé : « mais qu’est-ce que tu attends ? Qu’est-ce que tu attends pour te faire aider ? Tu veux te creuser ton trou c’est ça ? Si tu ne te prends pas en main à partir d’aujourd’hui, je t’hospitalise d’office sans ton consentement pour mise en danger de ta santé tu m’entends ? ». Prise de panique, je me suis mise à comprendre la gravité de la situation. C’est alors que je fus arrêtée deux semaines de plus en ayant un objectif : prendre rendez-vous le plus vite possible avec le psychiatre.

Pendant mes deux autres semaines d'arrêt

Repos, repos et repos. Je continuais à manger chez ma mamie avec mon papa, ils refusaient catégoriquement de me laisser seule la journée ou ma maman travaillait. J’en ai profité pour capturer quelques moments qui ont réussi à me faire sourire et rempli mon coeur de joie. Tous ses petits détails insignifiants pour moi étaient devenus primordiales : regarder mamie préparer à manger, observer les habitudes de papa de plus près… j’en avais besoin.

Puis je sortais une à deux fois par jour entre les repos pour boire un café avec mes meilleurs amis ou faire quelques photos avec en parallèle, toujours avec les crises qui étaient là, qui ne me lâchaient jamais.

Le retour chez le médecin traitant

Mon état ne s’améliore pas, j’ai perdu en tout 5 kg depuis les quatre semaines qui se sont écoulées, je suis amaigrie et je me dégoute. Je suis triste et plus rien ne me fait plaisir, à part les visites chez ma mamie et mes meilleurs amis. Les photos ne me font plus ressentir ce que je ressentais avant : le plaisir, la fierté de faire ce que je fais. Et c’est dur. Mais la bonne nouvelle était elle que ça y est ! Mon rendez-vous avec le psychiatre est pris. J’ai rendez-vous dans les deux prochaines semaines c’est génial mais j’appréhende un peu. Il décida alors de me renforcer mon traitement pour les crises d’angoisse jusqu’à mon rendez-vous avec le psychiatre qui lui jugera par la suite de la prise en charge du traitement qui me sera le mieux adapter, et d’une prolongation d’à nouveau deux semaines de travail.

Pendant mes deux autres semaines d'arrêt à aujourd'hui

Un des nouveaux traitements à l’air de me soulager un peu les crises, les espaçant un peu. Mais lorsqu’elles refont surface, c’est d’autant plus violent. Je continue à manger chez mamie avec papa, des moments que j’apprécie le plus dans la journée avec la présence de Thibault (et les autres que je peux voir quand ils peuvent) et de ma maman.

Mais de plus en plus souvent, je me pose des questions : et si… si jamais demain il devait m’arriver quelque chose, est-ce que mes amis continuaient d’être là pour moi ? Comment vivraient-ils cette situation ? Que pensent-ils de moi réellement aujourd’hui ? Est-ce qu’ils m’apprécient pour tout ce que je leur donne (mon amour et de mon temps) ou pour la personne que je suis réellement ? Est-ce que ça ferait une différence si demain je n’étais plus dans leurs vies ? Est-ce que vis à vis de mon travail, malgré les acharnements de mes supérieurs à me dire que je fais du très bon travail, que personne n’a rien à me reprocher et qu’il faut que je prenne confiance en moi, je travaille bien ? Est-ce qu’un jour je pourrais faire de ma passion un second métier pour lequel je pourrais me consacrer d’avantage ? etc.

Mercredi 18 octobre, nous sommes partis avec Thibault et Adrien, pour un rendez-vous mais aussi pour y passer notre temps à nous balader dans les jolies ruelles de Paris. Tout se passait bien quand tout à coup, un accident de la voie publique se mis à surgir devant nos yeux. Un petit papy sur un scooter qui s’est cassé la figure sur plusieurs mètres. Affolée, j’ai accouru vers lui avec deux personnes pour lui venir en aide. Il était ensanglantée (moi ayant la phobie du sang, je ne saurais vous expliquer à quel point j’ai du me surpasser) ayant de grosses plaies ouvertes au niveau des mains. Le sang ne faisait que couler, et mon coeur lui commençait tout doucement à lâcher prise. Je me sentais partir mais j’essayais de me surpasser. Je lui mettais des tas de mouchoirs sur les mains pour essayer de stoppé les saignements. On essayait de le rassurer au mieux que l’on pouvait en attendant les pompiers. Lorsqu’ils sont arrivés, ne pouvant plus et arrivant au bout de ce que je n’aurais jamais cru pouvoir faire en raison de ma phobie, je me suis excusée de devoir partir et le petit monsieur m’a remercié de ma gentillesse et de ce que j’ai pu faire pour lui. En repartant, j’étais terrifiée et à la fois attristée par la situation qui venait de se produire. Mais j’étais contente d’avoir pu me surpasser, en prenant le risque de moi-même être une deuxième victime pour malaise avec ma phobie. Lorsqu’une nouvelle crise se déclencha quelques minutes plus tard. Après de longues minutes au téléphone avec ma maman pour lui expliquer et en prenant le cachet supplémentaire que m’avait donné mon médecin, j’ai commencé à m’apaiser… même si cela était encore insuffisant et que ça a pris encore de longues minutes avant que la crise s’arrête complètement. Mais malgré tout ça, nous avions poursuivi notre petite balade en faisant des photos et en riant, histoire d’oublier et de profiter un maximum de cette jolie journée qui avait très bien commencé.

Mon premier rendez-vous chez le psychiatre

C’était le 23 octobre et j’appréhendais. Finalement tout s’est très bien passé et elle était d’une gentillesse inouïe. On a beaucoup discuté afin de faire connaissance sur mon environnement, mes antécédents et ma vie actuelle, et elle a alors posé un diagnostic. Je fais bien une dépression mais aussi des attaques de panique (crises d’angoisse). Elle a décidé donc de me changer radicalement mon traitement pour le doser un peu plus et aussi pour éviter mes réveils nocturnes ainsi que pour me détendre. Car comme je l’avais dis dans un des articles précédents, à la tombée de la nuit me vient des idées noires (pas des idées suicidaires attention ce n’est pas la même chose) suite aux nombreux chocs émotionnels (dus à des décès brutaux) que j’ai vécu il y a 4 ans et auxquels je ne me suis jamais encore remise émotionnellement. Elle m’a donc expliqué et rassuré que toutes ses attaques de panique que je pouvais avoir n’étaient pas vitales pour moi, c’est-à-dire qu’à ces moments là, elles ne représentent aucun danger pour mon coeur ni pour mon cerveau. Ce que j’avais tendance à croire lorsque j’en faisais jusqu’à aujourd’hui. Cependant, elle m’a dit que par la suite, après les deux semaines qui se seront écoulées après mon nouveau traitement, elle me ferait faire faire des exercices en dehors de chez moi afin d’essayer de me canaliser, d’apprendre à gérer toutes ses crises qui me pourrissent la vie. Elle m’a d’ailleurs conseillé de me forcer à sortir un maximum afin de me réadapter à l’environnement et aux personnes. Ca prendra du temps, énormément de temps mais je dois maintenant commencer à m’écouter et à prendre soin de moi, de faire des choses qui me relaxent.

Mes sentiments là tout de suite

Je ne sais plus tellement quoi penser. Je sais que désormais je suis entre de bonnes mains qui me mèneront, avec du temps, à la guérison et à reprendre une vie normale, comme avant. Cependant, il m’arrive parfois de me sentir un peu trop envahissante envers mes proches, même si ils me prédisent le contraire à chaque fois. J’ai envie de m’en sortir. Je me rends compte que j’ai tellement donné et fait pour mes proches depuis aujourd’hui que je n’ai jamais su écouter mon corps ni moi-même, qui m’avaient déjà alerté depuis plusieurs mois sans même que je m’en aperçoive (fatigue, nervosité, dormir beaucoup après mes journées de travail etc) jusqu’à ce que mon corps me lâche complètement. Maintenant, j’ai pour la première fois de ma vie envie de penser à moi (même si je sais que mes meilleurs amis et ma famille passeront toujours avant mon état de santé). J’ai envie de changer d’air autant que je le pourrais. J’ai envie de réapprendre à rire comme avant, à faire ce dont j’ai envie pour une fois, à dire non quand je ne veux pas faire ou quand je ne veux tout simplement pas quelque chose. J’ai envie de me retrouver. Je veux réapprendre à vivre, vivre ma vie, la mienne. Je sais que je dois accepter le fait d’être malade, et après tout une dépression est une maladie dont je ne dois pas avoir honte. Ni moi, ni ceux et celles qui en sont atteints d’ailleurs. Seul le temps fera les choses et ça, je dois commencer par l’accepter.

Je tenais à remercier ma maman, mon papa, ma mamie mais aussi mes meilleurs amis Thibault, Majda, Adrien, Morgan, J-C, Jérémy et Simon (et autres personnes dont je ne dirais pas les identités), ma deuxième famille, d’être là pour moi chaque jour. Que serais-je sans vous ? Sûrement déjà là où on devrait être le plus tard possible.

Je tenais à vous remercier, vous mes amours d’abonné(e)s (qui sont comme une troisième famille pour moi) d’avoir pris le temps de me lire et pour tous vos adorables messages que vous m’envoyez chaque jour. Sachez que vous m’apportez beaucoup et que tous vos mots me touchent profondément. Merci d’être là au quotidien et de me donner aussi la force de m’en sortir, de continuer et de ne rien lâcher sur mon compte.

Cet article est maintenant terminé.

Je vous aime très fort ♡

@soulsensitive

12 thoughts on “A coeur ouvert

  1. Coucou ma belle, ton article est si touchant, bouleversant même … je ne savais pas que ça allait aussi mal. Je voyais sur ton compte Instagram que parfois tu avais la vague à l’ame. C’est beau et je pense que c’est un peu comme une thérapie le fait que tu écrives, que tu mettes des mots sur ce que tu ressens et as vécu. Sache que je t’envoie pleins de bonnes ondes et te souhaite d’avancer, de surpasser cet état. Heureusement je te vois bien entourée. C’est le plus important. Ton sourire si beau reviendra naturellement, automatiquement sans que tu t’en rendes compte. En attendent prend soin de toi, change toi les idées, vis 💜

    1. Coucou ma beauté, c’est parce-que j’évitais au maximum de le montrer sur les réseaux mais malgré tout, j’avais des questions tous les jours sur mon moral etc… alors voilà ♡

  2. Ton article est très touchant j’espère que mettre des mots sur ce que tu ressens t’aidera à avancer et je pense qu’ il ne peut que aider des personnes souffrant de dépression tout comme toi . Je te souhaite beaucoup de courage prend soin de toi !

    1. Merci beaucoup c’est très gentil… en effet je pense que le fait de mettre des mots sur ce qu’on ressent ne peut ne que nous faire avancer… et on se sent moins seule aussi. Merci d’avoir pris le temps de me lire ♡

  3. Coucou ma belle je viens de finir de lire ton article et ça me bouleverse tous ce que tu vis en ce moment car je me sens touchée par tout cela tu sais tu n’es pas toute seule à vivre cela depuis mes 16 ans j’ai une grave maladie et ça fait 1 an et demi que je suis sous anti dépresseurs et cette semaine mon médecin m’a changé mon traitement pour un plus fort ayant le moral au plus bas mais ma maman me répète depuis des années qu’il faut être forte et se battre et que sûrement pleins de belles chose arrivent on a que 21 ans ma poule et toi tu as des amis en or qui sont là j’espère aussi que maintenant avec le travaille fait avec la psy ça pourra t’aider tu as toute les clés en main alors je pense fort à toi gros bisous

    1. Ma maman aussi me le dit et elles sont totalement raison ! En tout cas je te souhaite à toi aussi pleins de courage ! On va s’en sortir, avec du temps mais ça va finir par arriver ♡

  4. Article très touchant, je te souhaite plein de courage et j’espère que tu arrivera à surmonter tout cela. Profite des moments présents avec tous tes proches et je te souhaite plein de bonheur !

  5. Je sais que nous en avons discuter ensemble par message mais sache qu’en dien ne change que je suis là encore et encore. Il n’y a pas de honte ni de gêne à se faire aider. Et ça demande même beaucoup de courage que d’admettre qu’on a besoin d’un coup de main. Tu es forte et déterminée. Tu reviendra en attendant prend soin de toi avant tout!

    1. J’ai refusé de l’admettre au début mais bon après réflexions ce n’est pas une honte d’avoir besoin d’aide bien au contraire… en tout cas merci ♡

  6. Ton article est très touchant et boulversant. Merci d’avoir pris le temps et le courage d’en parler cela n’a pas forcément du être facile.
    En tout cas plein de courage à toi, prend le temps qu’il te faut, avance pas à pas. Il faudra peut-être du temps mais prend le. Il n’est jamais facile de sortir d’une telle épreuve car l’envie de tout disparaît, mais comme tu as du t’en rendre compte ta famille et tes amis son ta force.
    Courage à toi, prend soin de toi et reste forte !

    1. Oui maintenant je vais prendre du temps pour me rétablir correctement et comme il se doit sans se soucier de rien… en tout cas merci pour ta gentillesse c’est gentil ♡

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